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    Musaraign aka Ramuzo, aka Musa, aka Moz, aka Muzo. J'ai emprunté à W. Wegman cette photo qui me caractérise le mieux. Pour le reste, vous le découvrirez en lisant ce blog. Bienvenue, vous êtes ici chez vous !

    Et pour ceux qui s'interrogent, je vous livre mon PageRank, tout frais !
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Humeur vitrée

mercredi 15 juil 2009

Exclu : Musaraign vous révèle le gagnant du concours Ben & Jerry's

Pour ceux qui n'ont pas suivi l'affaire, Ben & Jerry's a organisé un concours intitulé "Mettez-vous au parfum" pour élire le nouveau parfum de glace.
Les internautes devaient réaliser leur propre recette et illustrer leur pot de glace...

Pour en savoir plus sur le concours, vous pouvez vous rendre ici.

Vous savez que votre Musa n'est pas en reste quand il s'agit de dénicher les bonnes infos et, une fois de plus, mon flair ne m'a pas trahi !
Mon carnet d'adresses étant aussi épais que l'annuaire complet des Etats Unis, j'ai été invité tout à l'heure à un déjeuner avec des gens de la com.
L'univers des agences est un tout petit monde où les langues se délient parfois, laissant filtrer de précieuses informations. Pour tout vous avouer, ce sont des amis qui ont été en charge de monter et promouvoir l'opération pour Ben & Jerry's. L'un d'eux, appelons-le Fred, ironisait sur l'annonce pas plus tard que vendredi (oui, après-demain !) du gagnant et la réussite délirante du concours.

Généralement on ne partage pas ce genre d'infos ou alors on gonfle volontairement les chiffres des participants mais notre ami Fred avait tous les documents en main : trafic, taux de transformation, nombre de participants, liste des participants et... le lauréat !!!
Tous ces papiers étaient soigneusement rangés dans une pochette aux couleurs de la marque de glace mais je trouvais Fred un peu léger de se balader avec tout ça sachant qu'il y a à la clé un voyage en République Dominicaine et, surtout, la sortie dans la vraie vie de la recette imaginée par le gagnant !

J'ai fait remarquer à Fred que j'avais, moi aussi, participé au concours et lui ai demandé en souriant si j'étais l'heureux élu - sans trop y croire...
Il m'a répondu qu'il ne pouvait rien dire mais que, malheureusement, ce n'était pas moi.

J'ai bien essayé de le cuisiner pour qu'il me révèle le nom du gagnant mais il n'y a rien eu à faire...
- Je peux rien te dire, Musa... c'est confidentiel.
- Confidentiel de quoi ?
- Ben les résultats seront divulgués vendredi, c'est tout.
- Mais alors c'est pour qui ce document ?
- Ben pour mon client, tiens !

Comme j'aime pas qu'on me prenne pour une truffe, j'ai eu la soudaine envie de lui soustraire cette information "confidentielle". Pas pour en faire profiter la terre entière mais juste pour lui faire comprendre qu'on allèche pas un Musa comme ça sans se préparer à des représailles !

Ton client ? je t'en fiche, oui ! J'aurai le nom du gagnant.
En réalité je n'avais que faire de cette info mais rien que pour le plaisir de la lui avoir soutirée, j'en grognais d'avance.

J'ai ironisé : "Ah oui ? Et en fait Ben & Jerry's va vraiment créer la recette du gagnant et la commercialiser ?
- Tout juste !
- Même s'il a mis n'importe quoi dedans ?
- Pfff, y a vraiment que toi pour imaginer des trucs pareils ! Y a que des bons ingrédients et c'est un jury qui a déterminé la gagnante."

Quoi ? "LA" gagnante ??
Rhoooooo une fille et il pensait me cacher ça ?

Il n'a pas tardé à remarquer qu'il en avait trop dit.
"Bon, il faut que je te laisse, Musa".

Ma curiosité avait été piquée au vif tandis qu'il quittait le restaurant.
"On s'appelle" me lança-t-il.

A cet instant précis, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, si ce sont les réminiscences d'une enfance passée à singer les agents secrets ou mes instincts de limier qui ont repris le dessus, toujours est-il qu'il me fallait échafauder un plan pour lui soutirer ce document.

Un plan ? Non mais n'importe quoi, Musa ! Quelle importance ? Trois lignes sur une vulgaire feuille imprimée ?
Pas seulement, peut-être l'appât du scoop qui sait ?

Je me suis machinalement mis à suivre Fred, de loin, dans la rue d'abord. Puis dans la bouche de métro dans laquelle il s'est engouffrée. J'avais le sentiment qu'il n'y avait que lui et moi sur toute la surface de la planète, les autres, l'environnement n'existaient plus. J'étais devenu un prédateur !

Il a pris la 14 à Madeleine. J'étais tapi, deux rames plus loin, sortant à peine la tête à chaque station pour guetter sa descente. Ce sera Gare de Lyon.

Passage de portique. Longs couloirs jusqu'aux quais SNCF lorsque j'ai croisé le regard d'un type qui a dû lire dans les miens mes intentions. Habituellement j'aurais évité de fixer ses yeux et encore plus de lui parler. Mais là...

"20 € si tu me files un coup de main.
- 50 et chuis ton homme.
- OK, 50. Le temps presse." Il m'emboite le pas, Fred est peut-être à 40 mètres de nous.
"Tu vois le type là-bas avec le sac à dos rouge ?
- La veste noire, là ?
- Oui c'est lui. Il a un porte-document sous le bras. Rapporte-le moi et t'auras tes 50 €. Retrouve-moi sous l'horloge."

Je n'avais pas eu le temps de terminer ma phrase que le type s'était lancé à la poursuite de Fred.

Non mais tu vas pas mieux, Musa ? A quoi tu joues ?

Avais-je eu l'air suffisamment déterminé pour que ce type ne doute pas un instant de moi ? Apparemment oui.

J'ai tourné les talons et rejoint l'horloge d'un pas rapide tout en manipulant mon portefeuille pour en sortir la prime de mon chasseur. Arrivé au point de rencontre, je n'ai pas eu à attendre plus de 30 secondes avant de voir le type détaler comme jamais je n'avais vu quelqu'un courir. Je crois avoir esquissé un sourire en découvrant ce qu'il avait entre les mains.
La seconde d'après, le masque : Fred était à ses trousses !

Mon sang n'a fait qu'un tour, je ne sais pas ce que j'ai pensé ni pourquoi j'y ai pensé mais je me suis mis à courir moi aussi. J'imaginais une espèce de course de relais avec passage de témoin.
Et c'est ce qu'il s'est passé : le type à tendu le porte-document avec le fameux logo dans mon dos et, pratiquement sans me retourner je m'en suis emparé de la main droite. Au même moment, j'ai senti le billet que je tenais fermement me glisser entre les doigts : l'échange avait eu lieu.

Un regard en arrière pour me rendre compte que le type avait soudainement disparu. Plus loin, derrière, la silhouette haletante de Fred qui se précipitait dans ma direction. De là où il était il ne pouvait pas me reconnaître. Enfin, je crois.

Cours, Musa, comme jamais t'as couru !

Et c'est exactement ce que j'ai fait. J'ai tracé pendant au moins 500 mètres avant de ralentir et m'assurer qu'il ne me suivait plus. Je l'avais semé !

Woohooo ! Trop fort le Musa !
M'extasiant de rire, je me suis assis à la terrasse d'un café en serrant le porte-document contre moi comme s'il s'était agi du Saint Graal !
J'avais bien mérité une petite mousse... Le garçon hésita avant de me servir en me voyant respirer comme une baleine après un marathon puis s'exécuta.

Le suspens avait assez duré. J'ouvris un des élastique le maintenant ouvert avant de m'apercevoir que le deuxième l'était déjà...

Grand moment de solitude : Musa, je crois pouvoir dire que tu viens de faire une grosse connerie...

La pochette livra son contenu la table encore collante du client précédent : listing des participants au concours "Mettez-vous au parfum", analyse du trafic avec taux de transfo selon les canaux et... c'était tout !
Quoi ? Mais ?
J'avais pourtant bien vu Fred ranger soigneusement tous ses papiers dans ce b... Il peut pas l'avoir mis ailleurs. Mais alors ?

Ben alors tu l'as paumé, tiens !

Mais non, c'est pas possible ?! Tu te rends compte de ce que tu as fait ? Certes c'est pas un secret d'Etat mais quand même. Ce p... de papelard se balade dans la nature et n'importe qui pourrait tomber dessus.

Mais je peux pas y retourner, hein ? Si je croisais Fred ? Il faudrait que je me lance dans des explications abracadabrantes et que je me débarrasse du porte-document.

Je devais y retourner. Tant pis. Mais, avouez que c'était comme chercher une aiguille dans une botte de... je ne sais même plus quoi d'ailleurs. Trop d'idées en tête, trop de contradictions.

Le temps de régler le garçon et me voilà reparti vers la gare. Cette fois je fixais tous les regards, absolument tous. Il ne fallait pas que je croise Fred.
En même temps je regardais au sol, et puis les mains des passants : s'ils avaient eu cette feuille à la main, hein ?

Rien dans la rue, rien dans les mains. Pas plus près de l'horloge. Pas de Fred non plus et tant mieux.

Alors je suis retourné sur les lieux du crime. J'ai emprunté les couloirs. J'en avais mal au crâne de devoir tout balayer des yeux. J'avais chaud. Je me sentais... c...

J'ai fait tous les quais, un par un. J'ai eu envie de demander mais demander quoi ? "Vous n'auriez pas vu un papier par hasard ? Vous savez, un papier que vous ne deviez pas lire ? Pas maintenant, vendredi".
Et puis j'ai vu cette femme qui me montrait du doigt. Elle parlait à un contrôleur. Une Japonaise. Signée. Un bob vissé sur la tête, de grosses lunettes de vue, à peine plus grande qu'une gamine avec une banane en bandoulière.
Le contrôleur me regardait lui aussi. Elle le tirait par le bras.
J'ai détourné les yeux quelques secondes mais, à présent, ils marchaient vers moi.

Et si elle m'avait vu courir ? Si elle m'avait pris pour le type ? J'ai préféré ne pas bouger, feignant de lire le panneau d'affichage.
Elle a fini par abandonner le contrôleur en chemin. Il a dû la prendre pour une folle !

Elle s'est approchée de moi. Elle n'était pas seule. Elle était accompagnée de son mari. Même modèle, même gabarit mais en homme.

Elle s'est adressée à moi. J'ai fait mine de ne pas comprendre. Elle baragouinait. Du japonais, sûrement.
"Pardon ? Je ne comprends pas ce que vous me dites !"

Elle s'énerva, attirant l'attention de badauds.
Elle me touchait la main, le bras. Elle ne cessait de me montrer du doigt.

Gênant tout ça.

Je m'apprêtais à faire demi-tour lorsqu'elle m'arracha le porte-document des mains : "Glace ! Glace !" criait-elle.
"Oui, c'est ça, très bien Madame, c'est des glaces ! Merci, merci !".
Son mari renchérit. Entre 25 mots en japonais je distinguais "glace". Puis elle lui fit un signe. Il ouvrit alors sa banane et en sortit un papier qu'il avait dû plier en douze pour le rendre aussi petit !

"Glace ! Vous glace !" me lança-t-il.

Il me tendit le papier en hochant de la tête. Je le dépliai et, croyez-moi ou non, c'était ce p... de papelard !
Au sourire niais que j'ai dû afficher ils m'ont tous les deux répondu par une inclinaison de la tête en dévoilant des dents jaunes qui se chevauchent.

J'aurais pu les embrasser tellement j'étais fou de joie.

"Yamakazi...sayonara..." enfin, je ne sais plus ce que je leur ai dit !
Maintenant, je l'avais entre les mains !
Je l'ai soigneusement déplié et lu. Une première fois, puis une autre. Pour être sûr.

J'ai pensé à Fred, à mon chasseur, à mon plan à la c.. et à ce papier ! Je me suis trouvé totalement imbécile d'avoir monté tout ça pour un papier, un nom.

Mais maintenant que vous êtes avec moi, je vais vous dire ce qu'il y avait dessus. Ca disait :
"La gagnante du concours Mettez-vous au parfum Ben & Jerry's est Nathalie Ch. qui habite Altkirch dans le 68 pour sa glace baptisée Peace and Love Nuts.
Nathalie partira donc en République Dominicaine en novembre pour faire goûter sa glace à Ben et à Jerry [...]. Si sa glace est élue [...] elle sortira dans le monde avec les têtes de Ben, Nathalie et Jerry sur le pot !"

Peace-love-nuts Pour vous prouver que je ne vous mens pas, je vous ai même ajouté le visuel de la glace imaginée par Nathalie.
Sa recette : Crème glacée à la crème fouettée avec de gros morceaux de noix de pécan et de noisette, des amandes pralinées, des symboles Peace and Love en chocolat issu du commerce équitable et un coulis de caramel.

Voilà, les amis, vous savez tout, avant tout le monde. Car oui, le résultat ne sera bien donné que vendredi par Ben & Jerry's France.

Mais avouez que toutes ces aventures valaient bien un scoop, non ?

mardi 14 juil 2009

Seesmic est-il un échec ?

Seesmic_logo Je ne cherche pas ici à encenser ou à défendre Loïc Le Meur qui le fera sans doute mieux lui même ni à le descendre comme certains que je ne citerai pas pour ne pas leur faire de publicité.

Toujours est-il que le site blogging vidéo (vlogging ou micro-vlogging comme il vous siéra) du frenchy serial entrepreneur a du plomb dans l'aile.
Le concept n'était pas mauvais en soi : tout le monde s'accorde à dire qu'une conversation vidéo s'avère plus conviviale qu'un chat ou qu'un coup de téléphone. L'idée était alors de lancer des discussions planétaires en vidéo-conférence en "presque temps réel" (oui, c'est un concept que je viens d'inventer à la minute !).

Joli site, en bêta publique pour permettre à tout un chacun d'y aller de ses tests et de faire remonter son ressenti, pas de marketing, Loïc s'en charge en personne, assurant même le S.A.V. via Facebook, son blog, Skype ou Twitter. Les early adopters et les fidèles de Monsieur Le Meur s'emparent de Seesmic et crient au génie !

L'aventure aurait pu poursuivre son ascension si le trublion Twitter n'avait pris un envol remarquable. Pas né d'hier, le service de micro-blogging a réellement décollé fin 2008, suffisamment pour inquiéter un Facebook à la réussite insolente. Pourtant qui aurait pu penser qu'un service permettant d'envoyer des messages de seulement 140 caractères à d'illustres inconnus (la terre entière, certes !) connaîtrait un pareil succès. Ce qui est tout sauf une révolution technologique n'a - pas plus que Facebook - pas encore la capacité de générer des revenus. Twitter est-il un nouveau réseau social ?

Qu'est-ce qui fait sa force ?
C'est tout simplement la valeur d'usage. C'est la manière dont les utilisateurs - tout du moins tous ceux qui seront allés au delà de la question "A quoi ça sert ?" - se sont approprié le service d'une simplicité déconcertante et que ses concepteurs ont eu l'intelligence d'ouvrir à tous les développeurs qui le souhaitaient.

Le rapport avec Seesmic ? Et bien nous y voilà : le gros avantage du texte sur la vidéo c'est que, outre la capacité d'être stocké, archivé, il peut être disséqué, et surtout Googlisable (tiens, encore un terme qui va bien !). Alors, même à grands renforts de tags pour accompagner les vidéos, je ne vois pas comment Seesmic aurait pu lutter.

Autre avantage de Twitter sur Seesmic c'est la gestion du temps réel. C'est là aussi une des données fondamentales de l'Internet de demain. Twitter est un service instantané là où Seesmic fait du half-duplex en différé.

Il fallait se rendre à l'évidence : le modèle de Seesmic tout convivial et intuitif qu'il peut être était à revoir.
Le raton laveur a donc entrepris un virage vers le temps réel en devenant une sorte d'agrégateur évolué pour Twitter et Facebook. La vidéo est devenue accessoire, reléguée au rang de sous-domaine (video.seesmic.com).
Seesmic Desktop s'avère être donc un client Twitter plutôt agréable même s'il lui manque quelques fonctionnalités que revendiquent ses concurrents notamment dans la gestion des twitterers.

Quant à Seesmic Web, ce n'est qu'une déclinaison de l'application Desktop à utiliser avec votre navigateur préféré.

Alors peut-on parler d'échec ?

Ce n'est en tous les cas pas une réussite.
Mais qui peut aujourd'hui se targuer d'avoir réussi avec la vidéo ? MSN mais qui a su l'intégrer dans de la visio-conférence en temps réel et parcque l'outil bénéficiait déjà d'une communauté colossale d'utilisateurs.
Même Apple s'y est cassé le nez avec iChat qui est pourtant une solution techniquement plus aboutie et particulièrement "user friendly". Dans un autre registre, YouTube ou DailyMotion jouent la carte du "réseau social" autour de la vidéo mais avec un modèle de broadcast : je produis ou je sélectionne une vidéo que j'aime et je la diffuse en espérant qu'elle sera vue par le plus grand nombre.

Nul doute que le prolifique Loïc Le Meur saura rebondir face à ce recadrage et je ne crois pas qu'il ait dit son dernier mot. Me ferait-il mentir ?

mercredi 08 juil 2009

A la Fnac, I am THE ONE !!

Je ne vous en avais pas parlé, tout enferré que j'étais dans mes tribulations Musaraignesques mais il y a quelques semaines de cela, j'ai eu la curieuse surprise de recevoir une enveloppe gris métallisé du plus bel effet.
Un logo fnac.com noir en haut à gauche. Il n'en fallait pas d'avantage pour attiser ma curisosité !

A l'intérieur, un dépliant en papier rigide, au dos noir et gris, et dont voici un aperçu.

Flyer_one A l'intérieur, une invitation à venir assister à un événement très privé à la Roque d'Anthéron. Bon pourquoi pas, mais pourquoi un événement et pourquoi moi ?

Poursuivant ma lecture, le document m'apprend qu'en tant qu'adhérent depuis 16 années, l'enseigne tient à me témoigner sa reconnaissance ! Oui, vous avez bien lu, je suis fidèle du carré orangé/moutarde depuis 16 ans ! Je reconnais avoir été plus que client de l'enseigne puisque j'ai même participé à son (re)lancement sur Internet en 99 - décidément vous saurez tout !
La Fnac lance donc un programme relationnel V.I.P. pour ses plus anciens adhérents et propose de m'offrir sa carte One, "riche de nouveaux services exclusifs qui faciliteront vos prochaines expériences à la Fnac" ajoute-t-elle !

La soirée est l'occasion de me remettre le précieux sésame. Malheureusement, pris ailleurs à la date dite, il m'est quand même proposé de récupérer ma carte dans la Fnac la plus proche de chez moi, Aix en Provence.

J'ai donc patienté pendant de longs jours avant de pouvoir me rendre à Aix et connaître les "services exclusifs" avec lesquels on m'avait appâté !
Carte_fnac_one Très aimable, la responsable du service adhésion m'a remis la carte ainsi qu'un document sensé me détailler les nouveaux services mais ne m'en apprenait pas davantage que le flyer.
En guise d'explication, elle a simplement précisé qu'aux avantages de la carte existante s'ajoutaient l'accès à des caisses privilégies dans tous les magasins et d'autres services qui viendraient les compléter dans le temps.
Elle a conclu par une remarque du type : "en gros vous avez le droit de tout nous demander et même de nous ennuyer, nous nous plierons en quatre pour vous satisfaire" !!

J'adore qu'on s'occupe de moi comme ça ! :)

En réalité, la carte One n'offre pas grand chose de plus que l'actuelle carte adhérent sinon peut-être le sentiment d'appartenir à un cercle très fermé et de voir les portes s'ouvrir lorsque vous arrivez !
Toujours est-il qu'à compter de maintenant, je vous saurais gré de bien vouloir vous incliner sur mon passage...

Qu'il en soit ainsi, foi de Musa !

P.S. : la photo de la carte ne rend pas bien car elle est noire avec les logos et le texte argenté et, croyez-moi, ça en jette !

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mercredi 24 juin 2009

Attention : Twitter sait où vous habitez !!

Tous les Twitterriens et Twitteriennes le savent : une des clés pour gagner un maximum de followers c'est de bien compléter sa bio. Ok, ça c'est fait.

Du coup tous les rookies s'empressent de compléter leur profil dans l'espoir un peu fou de devenir célèbres et figurer parmi le top 100 (celui là ou... peut-être celui là ! D'accord, le second a largement dépassé le cap des 100 mais il fallait être sur Twitter hier pour comprendre !) des Tweeple français.
Au passage, je profite de votre attention pour dire que je ne suis vraiment pas preneur des termes Twittos ou Twittas qui flairent bon les bujitos et les fajitas : beurk !

Location Mais fi de digressions, dans leur souci de plaire - et parfois aussi celui de pavoiser - certains d'entre vous se sont retrouvés avec des drôles de chiffres (ex. 48.XXXXXX,2.XXXXX) dans leur rubrique "Location".

D'où proviennent-ils et que signifient-ils ?

Il est probable que vous ayez utilisé des apps comme Twinkle ou Twittelator sur votre iPhone pour créer/mettre à jour votre profil et patatras, tout doué qu'il est, votre iPhone vous a localisé !

Résultat, ce qui apparaît désormais dans votre rubrique "Location" ne sont autres que les coordonnées GPS de l'endroit où vous vous trouviez à ce moment là. Ce peut être votre domicile, le troquet du coin, votre lycée (z'avez pas mieux à faire, non ?!) ou votre lieu de travail mais voilà, les petits malins qui chercheraient un peu n'auraient qu'à copier/coller ces coordonnées dans Google Maps pour savoir - à quelques mètres près - où vous vous situiez !

Ne vous étonnez donc plus si vous êtes un petit peu en vue de croiser les regards envieux de followers plus modestes ou les plus langoureux de vos admiratrices de l'ombre : nul doute, vous êtes non seulement démasqués mais aussi suivis !

Tenez-le vous pour dit et n'hésitez pas à faire un peu de ménage dans votre profil en y entrant une localisation sans équivoque, évasive ou grotesque, comme il vous siéra !

P.S. : si vous n'avez rien compris à ce post c'est que vous vous sentez bien sur Facebook et que vous avez la ferme intention d'y rester ! ;-)

mardi 16 juin 2009

Rencontres Carrières et Emploi Monster à Marseille

IMG_0398[EDIT] Catherine Reichert (pardon pour l'orthographe de son nom) a confirmé le succès de cette opération puisque ce sont pas moins de 1500 personnes qui se sont rendues à cet événement. Je leur souhaite de rapidement trouver un emploi ! [/EDIT]

Hier, votre serviteur est sorti de sa tannière, attisé par la curiosité de cet événement en Cité Phocéenne.

Je me suis donc rendu aux premières Rencontres organisées par Monster au Parc Chanot, l'occasion de prendre le pouls du marché de l'emploi et des tentatives des acteurs du secteur de faire bouger les choses.


Là, j'ai croisé la porte-parole de Monster qui a gentiment accepté de répondre à mes questions.


Je vous livre cette interview tout de go !


Musaraign : bonjour, peut-être pouvez-vous vous présenter ?!

Catherine Reichert : bonjour, je suis Catherine Reichert, porte-parole de Monster.

M : vous êtes basée chez Monster à Marseille ?

IMG_0401 CR : je suis basée à Paris mais nous avons des locaux, une antenne assez conséquente à Marseille.

M : de quoi s’occupe cette antenne plus particulièrement ?

CR : elle est très diverse sur Marseille puisque l’on a des équipes commerciales, le marketing, le produit et une partie de notre service RH. Donc il n’y a pas de différence [avec l’antenne parisienne], ce n’est pas une sous-entité de Paris.

IMG_0402 M : et Monster Marseille recrute-t-il en ce moment ?

CR : en ce moment nous n’avons pas de gros recrutements, on a des remplacements de départs. Nous n’avons pas de plan de recrutement spécifique.

M : ce sont les premières rencontres que vous organisez à Marseille ?

CR : oui, c’est la première fois que Monster organise physiquement un salon.

M : et localement…

IMG_0403 CR : et localement. En général on participe à des salons mais jamais en tant qu’organisateur. Pour la petite histoire, Monster US a mis en place une tournée sur 140 villes d’ici à la fin de l’année et on a à peu 30 villes qui ont déjà été visitées.

Devant le succès aux Etats Unis, Monster a décidé de dupliquer le format en Europe et en juin la France et les Pays Bas sont les premiers pays à mettre en place ce type d’événement.

Donc on a 4 dates en France : on a eu Paris la semaine dernière, Marseille aujourd’hui, Nantes et Lyon suivent la semaine prochaine.

IMG_0404 M : sur Marseille, combien de recruteurs avez-vous réussi à convaincre ?

CR : on a 30 entreprises qui sont présentes, de tous secteurs, qui recherchent tous profils, de Bac à Bac +5…

M : qui aujourd’hui communiquent ou publient déjà leurs annonces via Monster ?

CR : elles diffusent effectivement leurs annonces sur Monster. Ca représente donc [sur le salon] à peu près 15 000 offres qui sont à pourvoir d’ici à fin 2009. Sachant que l’on a aussi les trois corps de l’Armée, qui sont de gros recruteurs.

IMG_0405 M : combien de visiteurs attendez-vous pour cette journée ?

CR : on sera ravis si l’on a 1000 visiteurs, c’est bien ! Je pense que c’est dans la moyenne de ce que l’on peut attendre localement.

A Paris nous avons eu 3500 visiteurs, ce qui est énorme !

M : et des contacts ? Du réseautage ?

CR : beaucoup de contacts et surtout des recruteurs qui étaient très satisfaits de la journée avec certains qui avaient calé des interviews, des entretiens de recrutement dès le lendemain.

IMG_0407 Ils nous ont dit avoir une dizaine de CVs qui vont aboutir parce que c’est véritablement ce que l’on recherche.

Donc vraiment des retours très positifs.

Et puis sur la journée nous organisons aussi des conférences et des ateliers avec du conseil personnalisé.

M : à votre avis, aujourd’hui, est-ce que c’est le rôle de Monster d’organiser ce type d’événement ?

CR : alors c’est vrai que nous sommes un acteur d’Internet, notre cœur de métier reste sur Internet. Clairement nous nous sommes dit que nous étions dans une situation exceptionnelle et qu’il fallait mettre en place des mesures exceptionnelles. Et c’est vraiment dans ce sens là que…

IMG_0408 M : situation exceptionnelle du fait de la situation du marché de l’emploi en ce moment ?

CR : oui, de la crise économique mondiale que nous traversons. Donc c’est notre rôle en tant qu’acteur du recrutement d’être présent, de soutenir l’emploi, d’essayer de maintenir l’emploi et de faciliter la mise en relation entre des recruteurs qui, quand même, continuent à recruter et des candidats qui, eux, recherchent un travail.

M : des sites comme Viadéo organisent déjà une sorte de tour de France qui n’a pas la même dimension que ce que vous organisez aujourd’hui. Est-ce pour « copier » ce que peut faire Viadéo ou une volonté de votre part d’aller au contact de vos utilisateurs qu’ils soient recruteurs ou candidats ? Finalement quelle est votre démarche ?

CR : « Copier » certainement pas parce que je vous rappelle que cela a commencé en février aux Etats Unis donc je ne sais pas à quel moment Viadéo y a pensé mais il n’y a pas du tout de plagiat.

Je pense clairement que plus on est d’acteurs du recrutement comme l’est Monster ou pas, parce que ce n’est pas le cœur de métier de Viadéo, c’est la mise en relation professionnelle et non pas le recrutement.

Mais peu importe, tous les acteurs qui peuvent jouer un rôle, intervenir et favoriser, agir en faveur de l’emploi c’est une très bonne chose et on doit tous travailler ensemble dans ce sens là.

M : aujourd’hui qu’est-ce qui manque ou qu’il manquerait à Monster pour être plus proche de ses utilisateurs, de leurs attentes ?

CR : je pense qu’on doit apporter du contenu aux utilisateurs déjà sur Monster et c’est déjà le cas. Je pense qu’il faut jouer un rôle…

M : est-ce que vous avez aujourd’hui un rôle d’accompagnement auprès des candidats, de « gestion de carrière », de conseil ?

CR : aujourd’hui Monster n’est plus un job-board, mais également un site de gestion de carrière où les candidats, qu’ils soient actifs donc en vraie recherche ou juste en veille viennent chercher de l’information sur les entreprises, sur la manière d’évoluer [dans sa carrière]. Donc Monster se dirige de plus vers ce type d’offre et on a un site qui a déjà bien évolué en début d’année et qui va continuer à évoluer dans ce sens là pour les candidats.

M : est-ce que vous pensez qu’il y a de la place pour d’autres acteurs dans le domaine du recrutement sur Internet en France ?

CR : je pense que sur le modèle du job-board c’est effectivement limité. Il y a certainement d’autres choses, d’autres modèles qui vont se développer. On le voit déjà avec Viadéo ou LinkedIn qui sont quand même assez récents ou en tous cas leur vulgarisation est assez récente. Je suis sûre qu’Internet va trouver d’autres modèles.

Je pensais par exemple à Twitter aujourd’hui qui est très limité. C’est un modèle qui se cherche encore un peu. Ca va évoluer et je suis certaine car ça va tellement vite sur Internet qu’il y aura d’autres modèles et donc certainement d’autres acteurs.

Monster ne se place pas en concurrence avec des réseaux comme Viadéo ou LinkedIn car là encore notre cœur de métier c’est le recrutement, ce n’est pas le leur et ils ont d’autres fonctions : la recherche du candidat ou du contact professionnel.

M : Merci !


Et vous, que pensez-vous de ce genre d'initiatives ?
Etes-vous inscrit sur Monster ? La plateforme vous a-t-elle permis de trouver un nouvel emploi ?

A vos comentaires !

lundi 15 juin 2009

Aie, ma grammaire souffre...

Reçue aujourd'hui par mail, cette invitation pour un salon ayant tout de même pignon sur rue mais dont l’organisateur devrait se replonger dans son Bled et son Bescherelles.


Bref, c’est pas joli joli...

Image-11

vendredi 08 mai 2009

Pourquoi musaraign publie-t-il moins actuellement ?

Comme se la pose ReadWriteWeb, je sais que cette question vous taraude...

Vous vous le demandez ?
Et ben je vais vous le dire (on croirait entendre un petit monsieur qui parle beaucoup, souvent et qui a de hautes fonctions dans notre pays !).

Pour deux raisons fondamentales :
- la première c'est parce que c'est comme ça,
- la seconde c'est que votre Musa national n'a pas le don d'ubiquité et qu'il a beau en vouloir à mort à celui qui a inventé les journées de seulement 24h, il n'en a pas moins que 2 paires de pattounettes pour pianoter sur son clavier.

Ceci étant dit c'est très mal et je me sens parfaitement coupable de vous laisser dans l'expectative.

Aussi je vais tâcher de faire des efforts dans les jours qui viennent.
Tenez-le vous pour dit !

mercredi 15 avr 2009

Un réseau social dédié aux marques ?

Il n'est pas dans mes habitudes de publier des communiqués de presse tels quels mais je tenais à partager avec vous le mail reçu ce matin :


A l’intention de : Rédacteur du blog,

 

adictiz.com, le 1er réseau social dédié à l’univers des marques a ouvert ses portes ce matin.

 

Vous trouverez ci-joint le dossier de presse présentant le projet.

 

Bonne découverte, et avec nos remerciements.

 

Sincères salutations.

 

XXX XXX

Responsable Communication

XXX@adictiz.com

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Gérant

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Tout d'abord sur la forme :

- on ne dit pas "à l'intention de" mais "à l'attention de",

- le ton est quelque peu direct alors que nous n'avons pas gardé les marcassins ensemble !

- un peu de personnalisation dans votre mail serait la bienvenue,

- pourquoi avoir choisi musaraign.com ? Moi j'ai la réponse - c'est le meilleur blog de toute la galaxie - mais je ne sais rien de vos motivations,

- qu'attendez-vous de moi ? Que je fasse suivre votre mail à tout mon carnet d'adresse ? Que je vous mette en Une de musaraign.com, de mon profil Facebook ? Que je diffuse votre DP à tout mon réseau LinkedIn, Viadeo ?


Sur le fond :

- sincèrement votre mail n'est pas très vendeur mais vous faites bien de tomber sur un Musa ultra curieux - moui, je suis de la race des Musa ! - car j'aurais été dans un de mes jours "sans", je vous aurais envoyé direct à la corbeille !

- quant aux réflexions que m'inspire votre site, je trouve votre offre un peu obscure même si je ne doute pas qu'elle fera les choux gras des annonceurs. Mais qu'a l'internaute à y gagner ? L'incentive est bien maigre face à l'investissement demandé à vos utilisateurs. Dans la vraie vie, des annonceurs paient abondamment des agences de renom pour effectuer ce type de travail. C'est donc dévalorisant pour les agences puisque vous estimez que tout un chacun est capable de faire leur boulot. Mais ça l'est également pour les annonceurs qui ont déjà fait appel à des agences pour ce type de prestation et qui seraient bien crétins de continuer !


Je ne suis pas en train de prendre la défense des agences mais je trouve le mélange des genres un peu "confusant" pour utiliser un mot de com !


Vous aurez remarqué que comme je suis beau joueur j'ai quand même pris le temps d'écrire un billet sur le lancement de votre site aussi je vous saurais gré de bien vouloir me considérer comme un V.I.P. sur adictiz.com !


Héhé, non mais !

dimanche 05 avr 2009

Une affaire d'un autre temps

Canalplus Je n'ai pas d'affection particulière pour Canal Plus qui, je trouve, a perdu de sa superbe et de son impertinence avec le temps ni même pour les auteurs des Guignols mais l'affaire révélée par Le Monde m'a littéralement outré.

Les faits rapportés par le quotidien remontent à 2002 et avait été gardés sous silence, la chaîne ne se glorifiant pas de cet épisode peu valorisant pour son image et révèle des méthodes pour le moins Ravaillesques.

A l'époque, le Directeur des Moyens Généraux aurait commandé à Pierre Martinet - ancien membre des Services Secrets, pas le traiteur intraitable, voyons... - une expédition punitive à l'encontre de Bruno Gaccio alors dans sa maison de vacances afin que celui-ci ne puisse reprendre ses fonctions à la rentrée.

Il n'était pas question de punir l'impertinent pour ses propos croquignolesques mais pour son opposition à la montée d'un climat sécuritaire au sein de la chaîne suite à l'éviction de Pierre Lescure.

Toujours est-il qu'entre renforcement du système de sécurité des locaux, mise sur écoute et filature de près de 9 cadres haut placés chez Canal, Le Monde a raison de titrer son article de "Barbouzeries à Canal".

Est-ce une réminiscence de mes années Castors Juniors où je rêvais d'être détective ou agent secret mais je me dis que si de tels agissements peuvent se produire dans le privé, je n'ose même pas imaginer ce dont le service public est capable...

Faut-il commencer à avoir peur ?
Si je venais à ne plus publier de posts sur musaraign.com dans la semaine qui vient c'est que mon compte est bon !
Ayez l'amabilité de prévenir ma mère, elle me croit toujours vendeur de disques à la Fnac ;)

vendredi 03 avr 2009

Hadopi va-t-en guerre

Les députés ont posé la première pierre d'un édifice qui a déjà des allures de Tour de Pise...

Que dire de la sanction de suspension de votre accès Internet et qui va d'ores et déjà à l'encontre des directives européennes ?

Sans compter toutes les astuces pour passer à travers les mailles du filet - et que les profanes ne tarderont pas à s'approprier - les multiples possibilités de contestation, la tentation de diffamation ou encore la loi des probabilités : voilà une loi qui n'a pas fini de faire couler de l'encre... numérique évidemment !

Mais encore ?

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