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    Musaraign aka Ramuzo, aka Musa, aka Moz, aka Muzo. J'ai emprunté à W. Wegman cette photo qui me caractérise le mieux. Pour le reste, vous le découvrirez en lisant ce blog. Bienvenue, vous êtes ici chez vous !

    Et pour ceux qui s'interrogent, je vous livre mon PageRank, tout frais !
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Marketing

mercredi 15 juil 2009

Exclu : Musaraign vous révèle le gagnant du concours Ben & Jerry's

Pour ceux qui n'ont pas suivi l'affaire, Ben & Jerry's a organisé un concours intitulé "Mettez-vous au parfum" pour élire le nouveau parfum de glace.
Les internautes devaient réaliser leur propre recette et illustrer leur pot de glace...

Pour en savoir plus sur le concours, vous pouvez vous rendre ici.

Vous savez que votre Musa n'est pas en reste quand il s'agit de dénicher les bonnes infos et, une fois de plus, mon flair ne m'a pas trahi !
Mon carnet d'adresses étant aussi épais que l'annuaire complet des Etats Unis, j'ai été invité tout à l'heure à un déjeuner avec des gens de la com.
L'univers des agences est un tout petit monde où les langues se délient parfois, laissant filtrer de précieuses informations. Pour tout vous avouer, ce sont des amis qui ont été en charge de monter et promouvoir l'opération pour Ben & Jerry's. L'un d'eux, appelons-le Fred, ironisait sur l'annonce pas plus tard que vendredi (oui, après-demain !) du gagnant et la réussite délirante du concours.

Généralement on ne partage pas ce genre d'infos ou alors on gonfle volontairement les chiffres des participants mais notre ami Fred avait tous les documents en main : trafic, taux de transformation, nombre de participants, liste des participants et... le lauréat !!!
Tous ces papiers étaient soigneusement rangés dans une pochette aux couleurs de la marque de glace mais je trouvais Fred un peu léger de se balader avec tout ça sachant qu'il y a à la clé un voyage en République Dominicaine et, surtout, la sortie dans la vraie vie de la recette imaginée par le gagnant !

J'ai fait remarquer à Fred que j'avais, moi aussi, participé au concours et lui ai demandé en souriant si j'étais l'heureux élu - sans trop y croire...
Il m'a répondu qu'il ne pouvait rien dire mais que, malheureusement, ce n'était pas moi.

J'ai bien essayé de le cuisiner pour qu'il me révèle le nom du gagnant mais il n'y a rien eu à faire...
- Je peux rien te dire, Musa... c'est confidentiel.
- Confidentiel de quoi ?
- Ben les résultats seront divulgués vendredi, c'est tout.
- Mais alors c'est pour qui ce document ?
- Ben pour mon client, tiens !

Comme j'aime pas qu'on me prenne pour une truffe, j'ai eu la soudaine envie de lui soustraire cette information "confidentielle". Pas pour en faire profiter la terre entière mais juste pour lui faire comprendre qu'on allèche pas un Musa comme ça sans se préparer à des représailles !

Ton client ? je t'en fiche, oui ! J'aurai le nom du gagnant.
En réalité je n'avais que faire de cette info mais rien que pour le plaisir de la lui avoir soutirée, j'en grognais d'avance.

J'ai ironisé : "Ah oui ? Et en fait Ben & Jerry's va vraiment créer la recette du gagnant et la commercialiser ?
- Tout juste !
- Même s'il a mis n'importe quoi dedans ?
- Pfff, y a vraiment que toi pour imaginer des trucs pareils ! Y a que des bons ingrédients et c'est un jury qui a déterminé la gagnante."

Quoi ? "LA" gagnante ??
Rhoooooo une fille et il pensait me cacher ça ?

Il n'a pas tardé à remarquer qu'il en avait trop dit.
"Bon, il faut que je te laisse, Musa".

Ma curiosité avait été piquée au vif tandis qu'il quittait le restaurant.
"On s'appelle" me lança-t-il.

A cet instant précis, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, si ce sont les réminiscences d'une enfance passée à singer les agents secrets ou mes instincts de limier qui ont repris le dessus, toujours est-il qu'il me fallait échafauder un plan pour lui soutirer ce document.

Un plan ? Non mais n'importe quoi, Musa ! Quelle importance ? Trois lignes sur une vulgaire feuille imprimée ?
Pas seulement, peut-être l'appât du scoop qui sait ?

Je me suis machinalement mis à suivre Fred, de loin, dans la rue d'abord. Puis dans la bouche de métro dans laquelle il s'est engouffrée. J'avais le sentiment qu'il n'y avait que lui et moi sur toute la surface de la planète, les autres, l'environnement n'existaient plus. J'étais devenu un prédateur !

Il a pris la 14 à Madeleine. J'étais tapi, deux rames plus loin, sortant à peine la tête à chaque station pour guetter sa descente. Ce sera Gare de Lyon.

Passage de portique. Longs couloirs jusqu'aux quais SNCF lorsque j'ai croisé le regard d'un type qui a dû lire dans les miens mes intentions. Habituellement j'aurais évité de fixer ses yeux et encore plus de lui parler. Mais là...

"20 € si tu me files un coup de main.
- 50 et chuis ton homme.
- OK, 50. Le temps presse." Il m'emboite le pas, Fred est peut-être à 40 mètres de nous.
"Tu vois le type là-bas avec le sac à dos rouge ?
- La veste noire, là ?
- Oui c'est lui. Il a un porte-document sous le bras. Rapporte-le moi et t'auras tes 50 €. Retrouve-moi sous l'horloge."

Je n'avais pas eu le temps de terminer ma phrase que le type s'était lancé à la poursuite de Fred.

Non mais tu vas pas mieux, Musa ? A quoi tu joues ?

Avais-je eu l'air suffisamment déterminé pour que ce type ne doute pas un instant de moi ? Apparemment oui.

J'ai tourné les talons et rejoint l'horloge d'un pas rapide tout en manipulant mon portefeuille pour en sortir la prime de mon chasseur. Arrivé au point de rencontre, je n'ai pas eu à attendre plus de 30 secondes avant de voir le type détaler comme jamais je n'avais vu quelqu'un courir. Je crois avoir esquissé un sourire en découvrant ce qu'il avait entre les mains.
La seconde d'après, le masque : Fred était à ses trousses !

Mon sang n'a fait qu'un tour, je ne sais pas ce que j'ai pensé ni pourquoi j'y ai pensé mais je me suis mis à courir moi aussi. J'imaginais une espèce de course de relais avec passage de témoin.
Et c'est ce qu'il s'est passé : le type à tendu le porte-document avec le fameux logo dans mon dos et, pratiquement sans me retourner je m'en suis emparé de la main droite. Au même moment, j'ai senti le billet que je tenais fermement me glisser entre les doigts : l'échange avait eu lieu.

Un regard en arrière pour me rendre compte que le type avait soudainement disparu. Plus loin, derrière, la silhouette haletante de Fred qui se précipitait dans ma direction. De là où il était il ne pouvait pas me reconnaître. Enfin, je crois.

Cours, Musa, comme jamais t'as couru !

Et c'est exactement ce que j'ai fait. J'ai tracé pendant au moins 500 mètres avant de ralentir et m'assurer qu'il ne me suivait plus. Je l'avais semé !

Woohooo ! Trop fort le Musa !
M'extasiant de rire, je me suis assis à la terrasse d'un café en serrant le porte-document contre moi comme s'il s'était agi du Saint Graal !
J'avais bien mérité une petite mousse... Le garçon hésita avant de me servir en me voyant respirer comme une baleine après un marathon puis s'exécuta.

Le suspens avait assez duré. J'ouvris un des élastique le maintenant ouvert avant de m'apercevoir que le deuxième l'était déjà...

Grand moment de solitude : Musa, je crois pouvoir dire que tu viens de faire une grosse connerie...

La pochette livra son contenu la table encore collante du client précédent : listing des participants au concours "Mettez-vous au parfum", analyse du trafic avec taux de transfo selon les canaux et... c'était tout !
Quoi ? Mais ?
J'avais pourtant bien vu Fred ranger soigneusement tous ses papiers dans ce b... Il peut pas l'avoir mis ailleurs. Mais alors ?

Ben alors tu l'as paumé, tiens !

Mais non, c'est pas possible ?! Tu te rends compte de ce que tu as fait ? Certes c'est pas un secret d'Etat mais quand même. Ce p... de papelard se balade dans la nature et n'importe qui pourrait tomber dessus.

Mais je peux pas y retourner, hein ? Si je croisais Fred ? Il faudrait que je me lance dans des explications abracadabrantes et que je me débarrasse du porte-document.

Je devais y retourner. Tant pis. Mais, avouez que c'était comme chercher une aiguille dans une botte de... je ne sais même plus quoi d'ailleurs. Trop d'idées en tête, trop de contradictions.

Le temps de régler le garçon et me voilà reparti vers la gare. Cette fois je fixais tous les regards, absolument tous. Il ne fallait pas que je croise Fred.
En même temps je regardais au sol, et puis les mains des passants : s'ils avaient eu cette feuille à la main, hein ?

Rien dans la rue, rien dans les mains. Pas plus près de l'horloge. Pas de Fred non plus et tant mieux.

Alors je suis retourné sur les lieux du crime. J'ai emprunté les couloirs. J'en avais mal au crâne de devoir tout balayer des yeux. J'avais chaud. Je me sentais... c...

J'ai fait tous les quais, un par un. J'ai eu envie de demander mais demander quoi ? "Vous n'auriez pas vu un papier par hasard ? Vous savez, un papier que vous ne deviez pas lire ? Pas maintenant, vendredi".
Et puis j'ai vu cette femme qui me montrait du doigt. Elle parlait à un contrôleur. Une Japonaise. Signée. Un bob vissé sur la tête, de grosses lunettes de vue, à peine plus grande qu'une gamine avec une banane en bandoulière.
Le contrôleur me regardait lui aussi. Elle le tirait par le bras.
J'ai détourné les yeux quelques secondes mais, à présent, ils marchaient vers moi.

Et si elle m'avait vu courir ? Si elle m'avait pris pour le type ? J'ai préféré ne pas bouger, feignant de lire le panneau d'affichage.
Elle a fini par abandonner le contrôleur en chemin. Il a dû la prendre pour une folle !

Elle s'est approchée de moi. Elle n'était pas seule. Elle était accompagnée de son mari. Même modèle, même gabarit mais en homme.

Elle s'est adressée à moi. J'ai fait mine de ne pas comprendre. Elle baragouinait. Du japonais, sûrement.
"Pardon ? Je ne comprends pas ce que vous me dites !"

Elle s'énerva, attirant l'attention de badauds.
Elle me touchait la main, le bras. Elle ne cessait de me montrer du doigt.

Gênant tout ça.

Je m'apprêtais à faire demi-tour lorsqu'elle m'arracha le porte-document des mains : "Glace ! Glace !" criait-elle.
"Oui, c'est ça, très bien Madame, c'est des glaces ! Merci, merci !".
Son mari renchérit. Entre 25 mots en japonais je distinguais "glace". Puis elle lui fit un signe. Il ouvrit alors sa banane et en sortit un papier qu'il avait dû plier en douze pour le rendre aussi petit !

"Glace ! Vous glace !" me lança-t-il.

Il me tendit le papier en hochant de la tête. Je le dépliai et, croyez-moi ou non, c'était ce p... de papelard !
Au sourire niais que j'ai dû afficher ils m'ont tous les deux répondu par une inclinaison de la tête en dévoilant des dents jaunes qui se chevauchent.

J'aurais pu les embrasser tellement j'étais fou de joie.

"Yamakazi...sayonara..." enfin, je ne sais plus ce que je leur ai dit !
Maintenant, je l'avais entre les mains !
Je l'ai soigneusement déplié et lu. Une première fois, puis une autre. Pour être sûr.

J'ai pensé à Fred, à mon chasseur, à mon plan à la c.. et à ce papier ! Je me suis trouvé totalement imbécile d'avoir monté tout ça pour un papier, un nom.

Mais maintenant que vous êtes avec moi, je vais vous dire ce qu'il y avait dessus. Ca disait :
"La gagnante du concours Mettez-vous au parfum Ben & Jerry's est Nathalie Ch. qui habite Altkirch dans le 68 pour sa glace baptisée Peace and Love Nuts.
Nathalie partira donc en République Dominicaine en novembre pour faire goûter sa glace à Ben et à Jerry [...]. Si sa glace est élue [...] elle sortira dans le monde avec les têtes de Ben, Nathalie et Jerry sur le pot !"

Peace-love-nuts Pour vous prouver que je ne vous mens pas, je vous ai même ajouté le visuel de la glace imaginée par Nathalie.
Sa recette : Crème glacée à la crème fouettée avec de gros morceaux de noix de pécan et de noisette, des amandes pralinées, des symboles Peace and Love en chocolat issu du commerce équitable et un coulis de caramel.

Voilà, les amis, vous savez tout, avant tout le monde. Car oui, le résultat ne sera bien donné que vendredi par Ben & Jerry's France.

Mais avouez que toutes ces aventures valaient bien un scoop, non ?

mardi 14 juil 2009

Seesmic est-il un échec ?

Seesmic_logo Je ne cherche pas ici à encenser ou à défendre Loïc Le Meur qui le fera sans doute mieux lui même ni à le descendre comme certains que je ne citerai pas pour ne pas leur faire de publicité.

Toujours est-il que le site blogging vidéo (vlogging ou micro-vlogging comme il vous siéra) du frenchy serial entrepreneur a du plomb dans l'aile.
Le concept n'était pas mauvais en soi : tout le monde s'accorde à dire qu'une conversation vidéo s'avère plus conviviale qu'un chat ou qu'un coup de téléphone. L'idée était alors de lancer des discussions planétaires en vidéo-conférence en "presque temps réel" (oui, c'est un concept que je viens d'inventer à la minute !).

Joli site, en bêta publique pour permettre à tout un chacun d'y aller de ses tests et de faire remonter son ressenti, pas de marketing, Loïc s'en charge en personne, assurant même le S.A.V. via Facebook, son blog, Skype ou Twitter. Les early adopters et les fidèles de Monsieur Le Meur s'emparent de Seesmic et crient au génie !

L'aventure aurait pu poursuivre son ascension si le trublion Twitter n'avait pris un envol remarquable. Pas né d'hier, le service de micro-blogging a réellement décollé fin 2008, suffisamment pour inquiéter un Facebook à la réussite insolente. Pourtant qui aurait pu penser qu'un service permettant d'envoyer des messages de seulement 140 caractères à d'illustres inconnus (la terre entière, certes !) connaîtrait un pareil succès. Ce qui est tout sauf une révolution technologique n'a - pas plus que Facebook - pas encore la capacité de générer des revenus. Twitter est-il un nouveau réseau social ?

Qu'est-ce qui fait sa force ?
C'est tout simplement la valeur d'usage. C'est la manière dont les utilisateurs - tout du moins tous ceux qui seront allés au delà de la question "A quoi ça sert ?" - se sont approprié le service d'une simplicité déconcertante et que ses concepteurs ont eu l'intelligence d'ouvrir à tous les développeurs qui le souhaitaient.

Le rapport avec Seesmic ? Et bien nous y voilà : le gros avantage du texte sur la vidéo c'est que, outre la capacité d'être stocké, archivé, il peut être disséqué, et surtout Googlisable (tiens, encore un terme qui va bien !). Alors, même à grands renforts de tags pour accompagner les vidéos, je ne vois pas comment Seesmic aurait pu lutter.

Autre avantage de Twitter sur Seesmic c'est la gestion du temps réel. C'est là aussi une des données fondamentales de l'Internet de demain. Twitter est un service instantané là où Seesmic fait du half-duplex en différé.

Il fallait se rendre à l'évidence : le modèle de Seesmic tout convivial et intuitif qu'il peut être était à revoir.
Le raton laveur a donc entrepris un virage vers le temps réel en devenant une sorte d'agrégateur évolué pour Twitter et Facebook. La vidéo est devenue accessoire, reléguée au rang de sous-domaine (video.seesmic.com).
Seesmic Desktop s'avère être donc un client Twitter plutôt agréable même s'il lui manque quelques fonctionnalités que revendiquent ses concurrents notamment dans la gestion des twitterers.

Quant à Seesmic Web, ce n'est qu'une déclinaison de l'application Desktop à utiliser avec votre navigateur préféré.

Alors peut-on parler d'échec ?

Ce n'est en tous les cas pas une réussite.
Mais qui peut aujourd'hui se targuer d'avoir réussi avec la vidéo ? MSN mais qui a su l'intégrer dans de la visio-conférence en temps réel et parcque l'outil bénéficiait déjà d'une communauté colossale d'utilisateurs.
Même Apple s'y est cassé le nez avec iChat qui est pourtant une solution techniquement plus aboutie et particulièrement "user friendly". Dans un autre registre, YouTube ou DailyMotion jouent la carte du "réseau social" autour de la vidéo mais avec un modèle de broadcast : je produis ou je sélectionne une vidéo que j'aime et je la diffuse en espérant qu'elle sera vue par le plus grand nombre.

Nul doute que le prolifique Loïc Le Meur saura rebondir face à ce recadrage et je ne crois pas qu'il ait dit son dernier mot. Me ferait-il mentir ?

mercredi 08 juil 2009

A la Fnac, I am THE ONE !!

Je ne vous en avais pas parlé, tout enferré que j'étais dans mes tribulations Musaraignesques mais il y a quelques semaines de cela, j'ai eu la curieuse surprise de recevoir une enveloppe gris métallisé du plus bel effet.
Un logo fnac.com noir en haut à gauche. Il n'en fallait pas d'avantage pour attiser ma curisosité !

A l'intérieur, un dépliant en papier rigide, au dos noir et gris, et dont voici un aperçu.

Flyer_one A l'intérieur, une invitation à venir assister à un événement très privé à la Roque d'Anthéron. Bon pourquoi pas, mais pourquoi un événement et pourquoi moi ?

Poursuivant ma lecture, le document m'apprend qu'en tant qu'adhérent depuis 16 années, l'enseigne tient à me témoigner sa reconnaissance ! Oui, vous avez bien lu, je suis fidèle du carré orangé/moutarde depuis 16 ans ! Je reconnais avoir été plus que client de l'enseigne puisque j'ai même participé à son (re)lancement sur Internet en 99 - décidément vous saurez tout !
La Fnac lance donc un programme relationnel V.I.P. pour ses plus anciens adhérents et propose de m'offrir sa carte One, "riche de nouveaux services exclusifs qui faciliteront vos prochaines expériences à la Fnac" ajoute-t-elle !

La soirée est l'occasion de me remettre le précieux sésame. Malheureusement, pris ailleurs à la date dite, il m'est quand même proposé de récupérer ma carte dans la Fnac la plus proche de chez moi, Aix en Provence.

J'ai donc patienté pendant de longs jours avant de pouvoir me rendre à Aix et connaître les "services exclusifs" avec lesquels on m'avait appâté !
Carte_fnac_one Très aimable, la responsable du service adhésion m'a remis la carte ainsi qu'un document sensé me détailler les nouveaux services mais ne m'en apprenait pas davantage que le flyer.
En guise d'explication, elle a simplement précisé qu'aux avantages de la carte existante s'ajoutaient l'accès à des caisses privilégies dans tous les magasins et d'autres services qui viendraient les compléter dans le temps.
Elle a conclu par une remarque du type : "en gros vous avez le droit de tout nous demander et même de nous ennuyer, nous nous plierons en quatre pour vous satisfaire" !!

J'adore qu'on s'occupe de moi comme ça ! :)

En réalité, la carte One n'offre pas grand chose de plus que l'actuelle carte adhérent sinon peut-être le sentiment d'appartenir à un cercle très fermé et de voir les portes s'ouvrir lorsque vous arrivez !
Toujours est-il qu'à compter de maintenant, je vous saurais gré de bien vouloir vous incliner sur mon passage...

Qu'il en soit ainsi, foi de Musa !

P.S. : la photo de la carte ne rend pas bien car elle est noire avec les logos et le texte argenté et, croyez-moi, ça en jette !

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lundi 15 juin 2009

Aie, ma grammaire souffre...

Reçue aujourd'hui par mail, cette invitation pour un salon ayant tout de même pignon sur rue mais dont l’organisateur devrait se replonger dans son Bled et son Bescherelles.


Bref, c’est pas joli joli...

Image-11

mercredi 15 avr 2009

Un réseau social dédié aux marques ?

Il n'est pas dans mes habitudes de publier des communiqués de presse tels quels mais je tenais à partager avec vous le mail reçu ce matin :


A l’intention de : Rédacteur du blog,

 

adictiz.com, le 1er réseau social dédié à l’univers des marques a ouvert ses portes ce matin.

 

Vous trouverez ci-joint le dossier de presse présentant le projet.

 

Bonne découverte, et avec nos remerciements.

 

Sincères salutations.

 

XXX XXX

Responsable Communication

XXX@adictiz.com

T/ +33 (0)6 75 XX XX XX

 

XXX XXX

Gérant

XXX@adictiz.com

T/ +33 (0)6 98 XX XX XX



*******************************


Tout d'abord sur la forme :

- on ne dit pas "à l'intention de" mais "à l'attention de",

- le ton est quelque peu direct alors que nous n'avons pas gardé les marcassins ensemble !

- un peu de personnalisation dans votre mail serait la bienvenue,

- pourquoi avoir choisi musaraign.com ? Moi j'ai la réponse - c'est le meilleur blog de toute la galaxie - mais je ne sais rien de vos motivations,

- qu'attendez-vous de moi ? Que je fasse suivre votre mail à tout mon carnet d'adresse ? Que je vous mette en Une de musaraign.com, de mon profil Facebook ? Que je diffuse votre DP à tout mon réseau LinkedIn, Viadeo ?


Sur le fond :

- sincèrement votre mail n'est pas très vendeur mais vous faites bien de tomber sur un Musa ultra curieux - moui, je suis de la race des Musa ! - car j'aurais été dans un de mes jours "sans", je vous aurais envoyé direct à la corbeille !

- quant aux réflexions que m'inspire votre site, je trouve votre offre un peu obscure même si je ne doute pas qu'elle fera les choux gras des annonceurs. Mais qu'a l'internaute à y gagner ? L'incentive est bien maigre face à l'investissement demandé à vos utilisateurs. Dans la vraie vie, des annonceurs paient abondamment des agences de renom pour effectuer ce type de travail. C'est donc dévalorisant pour les agences puisque vous estimez que tout un chacun est capable de faire leur boulot. Mais ça l'est également pour les annonceurs qui ont déjà fait appel à des agences pour ce type de prestation et qui seraient bien crétins de continuer !


Je ne suis pas en train de prendre la défense des agences mais je trouve le mélange des genres un peu "confusant" pour utiliser un mot de com !


Vous aurez remarqué que comme je suis beau joueur j'ai quand même pris le temps d'écrire un billet sur le lancement de votre site aussi je vous saurais gré de bien vouloir me considérer comme un V.I.P. sur adictiz.com !


Héhé, non mais !

lundi 09 mar 2009

Les opérateurs vont-ils tuer l'Internet mobile ?

Ce titre pourrait passer pour une rancoeur personnelle vis-à-vis de mon opérateur dont le nom commence par O et finit par range et je reconnais qu'il y a un peu de ça.

Peut-être suis-je impatient mais un peu d'histoire ne nous fera pas de mal. Monsieur Bell avait-il imaginé que l'on ferait passer autre chose que de la voix par ses câbles cuivrés ? Et pourtant, dès l'apparition du fax puis du Minitel - chez nous - l'Homme dans grande clairvoyance a eu l'idée que les petites impulsions électriques pouvaient aussi transporter des données.

Inutile de dire qu'avec l'arrivée de l'Internet dans nos contrées et ses modems agités de joyeuses porteuses, nous avons connu il y a près de 15 ans de cela les prémices de la révolution numérique.

On a connu à cette époque les forfaits à la durée et c'est là que le parallèle avec les opérateurs mobiles prend tout son sens.
Il faudra attendre 2003 pour que l'ADSL soit lancé en France et que l'on connaisse les joies de l'Internet illimité. Nos enfants et nos lecteurs de moins de 18 ans nous prendront pour des OVNIs et pourtant c'est la réalité.

Quel est le rapport avec les opérateurs et l'Internet mobile alors ?
Si aujourd'hui les fournisseurs d'accès et les opérateurs téléphoniques ne font qu'un - ou sont filiales de ces derniers - les opérateurs mobiles deviennent fournisseurs d'accès à l'Internet Mobile.

Et donc ?
Sous l'appellation fallacieuse "d'Internet illimité", nos opérateurs sont en train de reproduire le schéma de la téléphonie fixe en bridant le volume mensuel de données. Un blogueur de mon entourage en a d'ailleurs fait les frais.
En lieu et place d'un Internet mobile qui dépote et tendrait à attirer de plus en plus d'abonnés chez les opérateurs, ces derniers brident et restreignent l'utilisation qui pourrait être faite de nos terminaux intelligents. Pis, ils s'emmêlent les pinceaux en multipliant les offres abracadabrantes dont la lisibilité est comparable à celle d'un Guide Rouge Michelin à cent mètres de distance.

A quand le vrai Internet mobile illimité ?

Et vous de rétorquer : "Mais Musa tu compares les opérateurs mobiles aux fournisseurs d'accès alors qu'on sait que les infrastructures fixes étaient amorties depuis des années et que c'est ce qui leur a permis de proposer de l'ADSL en illimité. Pour les opérateurs mobiles, le coût d'infrastructure - extension de la 3G voire de la 3G+, suppression des zones blanches, etc. - liés au coût de transport de données rendent l'opération impossible aujourd'hui."

Et moi de vous renvoyer : "Que nenni ! L'installation des DSLAMs et la couverture des abonnés à 1,8 km à la ronde a un coût que les FAI ont dû intégrer".

Après des années d'ententes entre eux à se sucrer sur la bête, il serait temps que les opérateurs mobiles ouvrent les vannes s'ils ne veulent pas sacrifier une nouvelle fois la poule aux oeufs d'or sur l'autel de l'engraissement à court terme.

Voilà, la polémique est lancée ! A vous de réagir !

samedi 07 mar 2009

faismesdevoirs.com : quid de l'après-buzz ?

Faismesdevoirs Le site qui a alimenté le buzz - et les polémiques - toute la semaine baisse le rideau après seulement un jour d'existence.


Il est vrai qu'après avoir agité la planète médiatique (les radios et télévisions se sont arraché les interviews de son fondateur Stephan Boukris) le soufflé est bien vite retombé. Proposant moyennant - moult - finances aux élèves ayant des difficultés à faire leurs devoirs de les faire à leur place, faismesdevoirs.com a adopté un positionnement ambigu.
Il a été dit que les corrigés (solution + raisonnement) étaient réalisés par des enseignants pour être en réalité exécuté par des étudiants. Les premiers se sont insurgés du manque de pédagogie de la méthode tandis que d'autres s'étouffaient du coût de ce "service".
Les élèves (dans leur grande majorité mineurs) allaient-ils débourser entre 5 et 30€ et patienter 48h pour récupérer leurs devoirs ? Quid de l'apprentissage dans ce cas ? Qu'adviendrait-il de ces mêmes élèves une fois confrontés à la page blanche en interrogation ?

Les papys de cyberpapy.com - service autrement pédagogique et gratuit, lui - s'en sont étouffé avec leur dentier tandis que les élèves déjà adeptes de nombreux forums d'entraide se sont soulevés, flairant l'arnaque.

Croyez-moi que si j'avais surpris ma tribu surfant sur ce site ou senti ma Carte Bleue chauffer sous les attaques répétées du service je me serais énervé tout rouge !
Sans doute que le fondateur du site a lui-même été dépassé par l'agitation autour de sa jeune création, s'emmêlant les pinceaux dans ses explications, craignant les foudres de l'éducation nationale dont c'est un peu la mission, non ?

Gageons qu'il vaudrait mieux que Stephan Boukris joue les taupes durant quelques mois avant de ressortir un nouveau projet de sa manche.

Je-fais-mes-devoirs Heureusement les petits écoliers ne sont pas laissés sur le carreau puisqu'un nouveau site intitulé JEfaisMesDevoirs.com pointe le bout de sa page d'accueil. Basé sur l'entraide, ses services sont bel  et bien gratuits.
Son lancement est annoncé pour avril 2009 et nous nous plaisons à penser que celui-ci surfe sur la vague de son défunt "concurrent" et nous lui souhaitons plein de bonne choses pour l'avenir !

Faites passer le message...

mardi 03 mar 2009

Twitter : autopsie d'un phénomène

D'abord taxé de repaire de nombrilistes, Twitter tarde à prendre de l'ampleur en France.

Même si de plus en plus de blogueurs ou d'utilisateurs commencent à s'y intéresser les professionnels sont encore frileux pour l'adopter.
Outre-Atlantique pourtant, nombreuses sont les marques qui ont vite compris l'intérêt de ce qui ressemble à un réseau social mais qui s'avère bien plus efficace dans certaines circonstances.

Alors qu'est-ce que Twitter ?
C'est une plateforme utra-simple d'envoi de messages texte en temps réel, du broadcast comme on dit.

Pourquoi seulement du texte et cette limite de 140 caractères ?
Au départ, Twitter permettait d'échanger des messages via SMS, il fallait donc être concis. Le gap des 20 caractères restants servait uniquement à identifier l'expéditeur du message.
Puis, Twitter s'est répandu sur le web en conservant cette contrainte.

Ca signifie qu'on ne peut pas envoyer d'images ?
En réalité, rien ne vous empêche de joindre l'URL d'une image, d'un site, d'un blog ou d'un morceau de musique à votre message. Si celle-ci s'avère trop longue, vous pouvez utiliser un compresseur d'URL de type snipurl, tinyurl ou autre : celui-ci code votre URL sans fin de manière plus digeste pour de si courts messages.

Mais à quoi ça sert ?
Il vous faut d'abord vous inscrire sur Twitter pour pouvoir diffuser vos messages. Ceux-ci sont immédiatement diffusés sur la plateforme et, c'est là le point intéressant, aux utilisateurs qui ont choisi de vous suivre.

C'est quoi la différence avec Facebook alors ?
Facebook est un réseau communautaire là où Twitter est une interface de difusion de messages en temps réel. Mais dans un cas comme dans l'autre, il vous faut des amis ou des "suiveurs" également inscrits.

Qui s'en sert ?
Des blogueurs, beaucoup de blogueurs d'ailleurs ! Des sociétés qui ont fait le pari de personnifier leur relation client en la rendant "full duplex" puisque vous pouvez répondre à un Twitt en public ou via un message que seul le destinataire verra.

Est-ce compliqué à utiliser ?
Twitter est d'une simplicité déconcertante : vos contacts sont identifiés de cette manière @musaraign et une syntaxe simple vous permet d'accéder à certaines fonctions. Par exemple RT au début d'un message signifie que vous rediffusez un Twitt reçu.

Pourquoi ça marche ?
Parce qu'une communauté de développeurs s'est approprié le système en développant tout un tas d'applications sur mobile ou sur le web pour vous permettre de Twitter depuis n'importe où.
Des outils de recherche vous ouvrent la porte d'analyses de notoriété ou de sujets.

Des exemples de Twitteurs célèbres ?
La communauté Twitter accueille quelques personnalités comme David Lynch, Mark Zuckerberg et même Barack Obama - qui a toutefois dû la mettre en veilleuse depuis qu'il a rejoint la Maison Blanche ! On y trouve aussi des journalistes ou des personnalités du show-biz.
Mais ce sont enfin d'illustres inconnus qui sont devenus célèbres grâce à Twitter. L'exemple le plus frappant est celui de Janis Krums qui n'a rien fait d'autre que de se trouver sur un ferry au moment du crash d'un avion en janvier dernier et de prendre le premier cliché de la catastrophe à l'issue - heureusement - extraordinaire.

Quel inconvénient vois-tu à Twitter, Musa, dis ?
Si je trouve l'outil exceptionnel, je pense qu'il peut rapidement nuire à la productivité si vous prenez l'habitude de réagir systématiquement à tous les Twitts que vous recevez dans la journée !
A ce sujet, Robert Scoble s'est même exclamé "Twitter vient de tomber, la productivité remonte" à un moment où l'outil n'était plus disponible. Mais le plus amusant dans l'histoire c'est que privé de son outil favori, Robert a lancé ce message... sur son blog !

vendredi 27 fév 2009

Pourquoi Facebook doit se professionnaliser pour survivre.

Facebook  n'a encore pas trouvé de modèle économique lui permettant de combler le gouffre de charges de fonctionnement auxquelles il doit faire face.

L20531316728_307 La publicité ?

Saupoudrée de ci de là, elle n'est en aucun cas suffisante pour assurer la rentabilité du premier réseau social du monde.

Pourtant le ciblage comportemental pourrait s'avérer autrement plus performant qu'un modèle au volume en privilégiant un CPM élevé.

So what ?

Si vous êtes utilisateur de Facebook il vous est certainement arrivé de faire le constat suivant : au début, tout est beau au pays des Bisounours et vous parcourez votre carnet d'adresses pour voir si vos amis y sont aussi. Ok.

Ensuite, à la manière de Copains d'avant, vous scrutez votre mémoire à la recherche d'amis étudiants, lycéens ou collégiens - voire plus loin pour certains ! - juste pour savoir ce qu'ils sont devenus, à titre de comparaison, c'est tout !

Bon, ok aussi.

Mais arrive un moment où vos contacts Viadeo, LinkedIn ou simplement vos collègues de bureau viennent figurer dans la longue liste de vos amis : le but de la manoeuvre c'est d'en avoir un maximum, non ?!

Il se crée alors une inévitable porosité entre votre sphère personnelle et vos relations professionnelles. Et, avec le temps, vous ne faites même plus attention à cet état de fait , diffusant à tout va vos photos de bitures, vos commentaires salasses et autres états d'âme qui ne regardent que vos proches et ils en rient ! Mais c'est oublier que sur Facebook les amis de vos amis sont aussi vos amis...

Du coup, certes votre lectorat compte plusieurs centaines voire milliers de paires d'yeux mais vous ne vous souciez plus de la diffusion de ces informations parfois assez personnelles et, surtout, de qui peut les lire.

Ne me faites pas croire que vous jonglez avec les préférences de confidentialité de Facebook en assignant certains droits à certains utilisateurs je ne vous croirai pas !

Ca y est, vous commencez à avoir peur ? Alors on continue !

Vous n'êtes pas sans savoir que lorsque vous êtes en recherche d'emploi, votre futur employeur n'a que quelques clics à faire pour en savoir beaucoup sur votre vie numérique et, par extension, personnelle. Alors vous pourrez rétorquer que l'on peut jouer de cet état de fait et nombre de petites structures l'ont bien compris en tentant de modeler votre e-réputation pour faire de vous quelqu'un de bien mais ça n'est pas le débat !

Du coup, faut-il bannir tous vos contacts professionnels de vos amis Facebook ?

Ce serait con puisque certains professionnels peuvent être de vrais amis et inversement.

Autre chose, après le tollé général essuyé par Facebook suite à la volonté de modifier ses conditions d'utilisation pour s'octroyer le droit de conserver vos données personnelles jusqu'à la disparition de vos arrières petits-enfants, les responsable ont fait machine arrière. Mais il circule depuis peu une rumeur sur le fait de rendre payant l'accès à Facebook : soulèvement mondial, la révolution sociale est proche !

Et pourtant...

L'idée n'est pas si bête si elle est bien marketée.

Plutôt que de compter sur une hypothétique interopérabilité des réseaux sociaux, pourquoi ne pas conserver un Facebook en l'état pour vous et vos amis et lancer parallèlement une version professionnelle aux frontières clairement définies ?

Je m'explique.

Si Facebook Pro parvenait à s'approprier l'universalité de LinkedIn (ce ne devrait pas être difficile tant le réseau est connu et utilisé de par le monde), les outils communautaires de Viadeo tout en conservant ses légendaires souplesse, convivialité et son côté ludique (après tout, on a bien le droit de s'amuser en réseautant, même entre professionnels) et en rendant cet accès payant pour les pros, je suis convaincu qu'il y aurait matière à s'affranchir de tous ses concurrents.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

mardi 17 fév 2009

Relation clients : prenez-en de la graine !

Header_logo Il y a quelques mois de cela, une amie m'a fait suivre le mail du Service Clients de Griffin Technology - fabricant d'accessoires pour ordinateurs et iPod notamment pour les incultes que vous êtes ! - suite à la découverte du dysfonctionnement du transmetteur FM qu'elle venait d'acquérir.

Quoi ? Un transmetteur FM ? C'est ce petit accessoire que vous branchez dans votre voiture (généralement sur l'allume-cigare) et qui permet via les ondes radio de diffuser la musique de votre lecteur MP3 favori sur votre autoradio.

Bon, vous suivez là ?!

Après d'infructueux essais dans plusieurs véhicules, il était clair que c'était bien l'accessoire qui était en cause. Ne perdant pas espoir, cette amie entreprît d'envoyer un mail au service clients pour lui conter ses mésaventures et je vous livre tout de go sa réponse :


Expéditeur: support@griffintechnology.com
Date: XX septembre 2008 23:27:40 GMT+02:00
Destinataire: xxx@xx.com
Objet: Griffin Product Return Information XXX/XXX

This email has been sent to you by Griffin Technology to help facilitate testing and/or replacement of merchandise.

Generally we handle returns for our international customers a little differently than for our domestic customers. We assure you that this is our preferred method for handling your return as it will help save you money (shipping costs) and the hassle of having to send the product back to us. It also has the added benefit of helping us to ensure that your unit is truly non-functional.

First, destroy your defective product. Yes, really destroy it. A hammer works well for destroying most products however feel free to use whatever tool you are most comfortable with. This can be a great opportunity for you to express yourself creatively and take out some frustrations at the same time. Also, you may want to use eye protection and protect yourself from any flying debris that may result from this process.

Second, document the destruction. We recommend taking a digital picture of the destroyed unit while it is laying on a printed copy of this email so that the RMA number and other information are visible. Also, take a digital picture (or scan a copy) of your receipt.

Third, send us the pictures. Just reply to this email and attach the digital pictures of the destroyed product on the printed email and the receipt along with any other pictures that we might enjoy, such as you holding the destroyed product or the town where you live. Of course including the extra pictures is optional but feel free to include them if you want to.

Once we receive the email and verify the photos we will send a replacement to the address that you have provided us below. In order to ensure that we receive your email, please limit the size of the email to around 3MB. If we have not received a response from you within 30 days from the when this email was sent, your request for a replacement will automatically be removed from our system. So please respond as soon as possible.

Processing may take up to 2 weeks once the photos are received.

Thank you,

Griffin Technical Support

Pour les anglophobes parmi vous, voici en substance ce que cela dit : Premièrement, détruisez le produit défectueux. [...] Ce peut être l'occasion de vous exprimer créativement et d'évacuer quelques frustrations en même temps. [...] Deuxièmement, prenez une photo du produit détruit accompagné d'une copie imprimée de ce mail. [...] Troisièmement, envoyez-nous les images [...] avec n'importe quelle autre photo que nous pourrions apprécier comme vous tenant le produit détruit ou la ville où vous vivez. Bien entendu, ajouter des photos est optionnel mais n'hésitez pas à le faire si vous en avez envie.

Vous allez me dire, Musa t'es complètement stone, c'est un mail automatique qui - de surcroît - incite à la violence et à l'égocentrisme.

Mais vous n'y êtes pas du tout !
Voilà un service clients qui, non seulement, prodigue des conseils innovants pour vous permettre de résoudre votre souci mais sait aussi y ajouter une bonne dose d'humour car ils sont bien conscients de l'état de déception dans lequel se trouve un client confronté à un tel problème.

Alors moi je dis CHAPEAU BAS messieurs de chez Griffin car cette méthode a permis régler la mésaventure de cette amie - toute acquise à la marque désormais, lui a redonné le sourire, et a créé le buzz puisque vous êtes en train de me lire !
Aussi j'invite tous les responsables de centres d'appels ou de services clients à prendre bonne note de telles méthodes et à les appliquer à la sauce frenchy à leurs propres services car je suis sûr que parmi vous, la quasi-totalité s'est un jour retrouvée face à un service clients aussi méprisant qu'incompétent...

Quant à moi, je file acheter un accessoire Griffin pour permettre à ces braves gens de nourrir leurs familles et leur témoigner mon adhésion la plus totale !

Mais encore ?

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